Tu es mon « nous »

Ça a commencé comme ça, toi et moi, et nos passés qu’on choisit de rassembler.

On a commencé comme ça, on est devenu un couple.

On était jeunes, un peu gamins, on se prenait déjà pour des adultes, à faire comme si on avait de grandes responsabilités et de vraies questions de grandes personnes, mais la seule responsabilité qu’on n’ait jamais eu jusque-là, c’était la nôtre : est-ce que je vais bien aujourd’hui, est ce que je fais le meilleur choix pour moi-même, et toi mon cœur est ce que tu es ok avec ça ?

On était un couple. On est devenu parents, Est-ce que ça nous a fait changer ? Un peu forcément.

On faisait des selfies sur les tablettes de la boutique SFR, tu te souviens ? On partait au ciné sur un coup de tête et on réservait nos vacances aux Baléares à la dernière minute !

On trainait des dimanches entiers blottis l’un contre l’autre sous un plaid, à regarder à la chaine tous les épisodes de la saison 6 de Grey’s Anatomy, en ne mangeant rien d’autre que des crêpes Nutella !

On se couchait tard, on discutait jusqu’à encore plus tard, et on dormait jusqu’à 13h le dimanche puis on passait l’apres midi au spa, à trainer dans le jacuzzi et le sauna et on finissait la journée par un macdo.

C’était nos débuts, c’était passionnel et on se disait que ca ne changerait jamais !

Est-ce que c’était mieux comme ça ? En vrai je m’en fous !

Parce que ce qui compte c’est qu’on parlait de nos futurs enfants au bout de 15 jours de relation, parce qu’en vrai on ne s’imaginait pas vivre que pour nous deux, parce qu’au fond de nous, on voulait vivre autre chose que cette pseudo « liberté », parce qu’on savait bien que notre « nous » serait encore plus solide une fois qu’on serait 3. Plus on est de fous plus on rit, pas vrai ?

Mais nous, notre duo, dans tout ça, il devient quoi ? Il est toujours là ?

Est-ce qu’on pense encore à nous ? En vrai, plus que jamais !

Parce que je pense à toi à chaque fois que je pose mes yeux sur notre merveille, à chaque fois que je me dis que même si on n’a pas fait grand-chose d’exceptionnel durant les 30 premières années de nos vies, on a réussi la plus belle chose qui soit : on a créé un petit être, de toute pièce, savant mélange de toutes nos qualités et de tous nos défauts et tu sais quoi ? Il est parfaitement imparfait comme ça !

Parce que je nous trouve vachement classe et à la hauteur en tant que parents débutants, parce qu’on partage les mêmes souhaits pour son « éducation » (qu’il est moche ce mot, en passant).

Parce qu’on fait encore de jolis selfies, qu’on s’accorde encore du temps pour aller au ciné, mais on le prévoit un peu à l’avance et ça fait même bien plaisir aux grands-parents de jouer les babysitters, parce qu’on réserve encore des vacances mais à Center Parc, en validant la résa 6 mois à l’avance sur Ventes Privées, et en s’assurant qu’il y aura bien un lit pour lui et une baignoire plutôt qu’une douche.

Parce qu’on regarde encore des séries mais seulement 2 épisodes à la fois, entre 21h et minuit parce qu’on est trop rincés pour tenir plus longtemps (déjà que 6h par nuit c’est borderline pour tenir le coup), parce qu’on mange maintenant des pancakes Nutella que tu nous prépares, ça laisse le temps de cuisiner quand la grass’ mat’ se termine à 8h le dimanche matin !

Parce qu’on se couche tous les soirs ensemble, qu’on se lève ensemble chaque matin, qu’on passe encore nos nuits dans les bras l’un de l’autre, et qu’on se dit toujours « je t’aime fort » avant de s’endormir.

Parce que même si on se chamaille un peu plus souvent, on ne reste jamais fâchés.

Parce que je continues de t’envoyer un sms chaque matin en arrivant au travail, un autre pour te souhaiter un bon appétit, et je t’appelle toujours quand je prends la route pour rentrer à la maison.

On finit encore certains dimanches par un macdo, mais qu’on achète en catastrophe au drive, et qu’on mange froid….

Parce que tu me dis chaque jour que je suis belle, et que je continue de ne pas te croire. Parce qu’on se dit mutuellement qu’on est fiers de nous, de qui on est et de ce qu’on fait.

Parce qu’on s’accorde aussi des week-end rien qu’à nous, que pour l’occasion on choisit toujours un hôtel avec un spa même si ça nous déchire le cœur de laisser notre petit, à chaque fois.

Notre « nous » existe encore, il est plus fort, il se fait plus discret, il s’efface un peu devant notre plus belle responsabilité, celle pour laquelle on a signé pour les 25 prochaines années, et les suivantes aussi. Maintenant, on est parents, on est notre propre famille, on est un « tout » pour notre tout petit.

Mais je ne t’oublies pas mon amour, jamais. Même les fois où je râle, les matins où j’oublies de mettre un sucre dans ton café, les soirs où je m’endors sur le canapé, même les jours où je suis un peu moins patiente, un peu plus susceptible, je ne t’oublies pas. Je pense à toi, même les semaines où on se croise plus qu’on ne partage, les soirs où on n’a plus la force de parler mais où nos regards nous suffisent, les fois où je ne suis pas d’accord avec toi, par conviction ou simplement par principe. 

Je pense à toi, je pense à nous, à ce qu’on a été, à tout ce que je veux qu’on soit encore, à tout ce que je nous souhaite.

Je suis à toi, tu es et restera mon « nous ».

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Et de l’amour inconditionnel

 

Mon ange 17012017-6
Photo : Xavier Mouton Photographie

Ca fait 6 mois que je ne suis pas venue par ici, que je n’ai rien écrit.
J’ai eu du mal à m’y mettre. Non pas que je n’ai pas d’idées, elles trottent partout : dans ma tête, sur des post it, dans mes carnets et sur mon portable.
Non pas parce qu’il m’est difficile d’écrire sur toi, ou parce que je refuse de voir le temps qui passe, encore moins parce que je n’y accorde pas d’importance, non c’est justement tout l’inverse.Lire la suite »

11 mois <3

imageimageIl y a une semaine tu prenais 11 mois.

Je crois qu’inconsciemment j’ai un petit peu repoussé le moment de faire l’article du mois, mais quand faut y aller , faut y aller !

Alors c’est parti ! 11kg et 78 cm : tu as pris 5 cm en 1 mois. Tu grandis à une allure folle, oui, au sens propre comme au figuré.

Tu es de plus en plus mobile : tu te retourne, du dos sur le ventre et vice-versa, tu fais la toupie assis sur tes fesses et tu réussis même à te déplacer de quelques centimètres de cette façon, tu es aussi très à l’aise en trotteur, dans un caddie, dans notre super nouvelle écharpe « sukkiri », bref tous les chemins sont bons pour avancer !

On a profité de nos premières vacances à 3, trois semaine à 100% avec toi : plage, piscine, marché, zoo…

Tu as reçu de nombreux courriers pour ta future baijiabei.

Pour la première fois, les vaccins t’ont fait un peu de mal mais tu as tout de même été très courageux.

Tu as dit pour la première fois « mama » et tu te fais de mieux en mieux comprendre : tu montre du doigt, tu dis « baba » pour désigner les balles et ballons, tu signe de mieux en mieux.

Tu es très autonome, tu joues seul pendant de longues minutes : tu « lis » tes livres, tu sais mettre les boîtes les unes dans les autres et les anneaux sur une tige.

Ce 11eme mois a aussi été le mois de ta première coupe de cheveux (dont j’ai conservé une mèche) et de ta première bosse (j’ai acheté le l’arnica depuis).

Tu ne veux plus de ton biberon du soir, mais tu as toujours besoin de tes 3 siestes ma petite marmotte.

J’ai hâte de fêter ton premier anniversaire autant que ça m’inquiète, oú s’en ira mon petit bébé après ? Reste encore un peu, moi je suis là, je ne bouge pas .

Avec une semaine de retard , joyeux 11eme mois mon ange.

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Et des baisers-feux-d’artifices

Jessica et Xavier - 1er Aout 2015_-113
Photo : Magalie Doisy

Certains diront qu’on s’est rencontré par hasard. Moi je crois que le hasard n’y est pour rien ou qu’il a joué finement son coup. J’aurais préféré que notre rencontre soit digne des plus grands films à l’eau de rose des studios hollywoodiens, qu’un ami commun se pose en parfait entremetteur. On aurait pu se rencontrer dans un bar, au travail, dans une soirée, à la plage, à un concert de Jean Jacques Goldman… et en fait non, on n’aurait pas pu et on se serait loupé. On est nés dans les années 80, on fait partis de cette génération hyper connectée et solitaire à la fois. A l’heure des réseaux sociaux et du virtuel, on s’est rencontré sur la toile, on aurait tous les deux préféré qu’il en soit autrement, ça aurait été plus sympa à raconter à nos petits-enfants, mais avec du recul, c’est la meilleure solution que le hasard ait trouvé pour qu’on ne se passe pas à côté. On a vécu nos vies en parallèle pendant à peu près 25 ans, on s’est frôlé, rapproché, éloigné, on en a bavé l’un et l’autre, mais c’est peut-être ce qu’il nous fallait pour savoir, le moment venu qu’on était là, l’un et l’autre au bon endroit, au bon moment, avec (enfin) la bonne personne.
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